Pour une fois, j'ai du temps. Déjà, de base, c'est assez rare pour être souligné. J'en profite donc pour prendre la plume, enfin l'ipad, et pour passer lâcher un mot céans.

 

Je me demande souvent pourquoi j'ai autant de mal à venir écrire ici. Souvent, je n'ai rien qui vaille la peine d'être dit, et encore moins partagé. Soyons honnêtes, mes états d'âmes, vous vous en foutez, et de moi même je n'irais pas les poster sur un blog public. Pas mon style, rapport avec la façon dont je suis câblé. Pourtant, je fréquente une foultitude de forums, de sites, je contribue, je commente l'actualité. Mais je ne crée que rarement. Le processus créatif demande du temps, et j'en manque. Et la réaction à l'instantané, je la poste ailleurs. Donc ici, c'est mort, voilà, c'est dit.

 

En fait, pour que ce blog vive, je devrais y poster ce dont je veux me souvenir, ce qui me fait marrer au quotidien, ce qui pourrait disparaitre. Parce que le net n'oublie rien, c'est globalement faux. Il n'y a qu'a voir le nombre de liens morts quand vous cherchez une liste sur un sujet donné, le nombre de sites qui ont vécu et disparu. Et, ouais, des articles et argumentaires que j'ai pu écrire et perdre ainsi. En fait, pour rester maitre de sa mémoire, de son histoire, il faut la gérer soi même. 

 

Je vais tenter, je vais essayer de m'y tenir. Mon blog, ma mémoire.